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Qui sont les Juifs de France ?

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Alors que le 32e dîner du Conseil représentatif des Institutions juives de France (Crif) a lieu mercredi 22 février à Paris, « La Croix » propose un portrait de cette communauté qui représente moins de 1 % de la population française.

La France compte la plus grande communauté juive d’Europe : environ 550 000 personnes, ce qui correspond à moins de 1 % de la population française. Elle constitue la quatrième communauté religieuse de France, après les catholiques, les musulmans et les protestants.

Alors que la présence juive en France remonte à l’époque romaine, elle est aujourd’hui très liée aux différentes vagues d’immigration, comme celle des Ashkénazes fuyant les persécutions et la misère en Europe de l’Est à partir du XIXe siècle, ou encore celle des Séfarades d’Afrique du Nord dans les années 1960. Cette population originaire du monde arabe constituerait aujourd’hui environ 70 % des Juifs de France.

L’histoire de cette minorité a été jalonnée d’épisodes douloureux, notamment les persécutions chrétiennes au Moyen Âge ou encore la participation du régime de Vichy à la déportation de milliers de familles juives pendant la Seconde Guerre mondiale. Environ un quart de la population juive française a été tué lors de la Shoah.

Un sentiment de peur

Ce traumatisme a donné à de nombreux survivants le sentiment de n’être pas à l’abri dans leur propre pays. Un sentiment ravivé ces dernières années, notamment avec les meurtres d’Ilan Halimi en 2006, des enfants de l’école Ozar hatorah de Toulouse en 2011, ainsi que l’attentat de l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes en 2015.

« La principale évolution de ces dernières années, pour les populations juives de France, c’est le sentiment de peur, estime Marc Knobel, directeur des études au Crif et auteur d’un ouvrage sur le sujet (1). Dans les années 1980, ils ne craignaient pas pour leur sécurité. »

La donne a changé lors du passage au nouveau millénaire. Les actes antisémites (violences et menaces) ont été multipliés par dix en un an : 82 actes recensés en 1999 et 744 en l’an 2000, quand a éclaté la deuxième Intifada. Si les chiffres ont baissé cette année (294 actes antisémites en 2016 contre 808 en 2015), Marc Knobel ne conclut pas pour autant à une véritable tendance. « C’est très variable d’une année sur l’autre, et souvent en lien direct avec le conflit israélo-palestinien », explique-t-il.

Le divorce avec la gauche

Les observateurs constatent également que la communauté juive de France, traditionnellement plutôt à gauche, se tourne progressivement vers la droite de l’échiquier politique depuis une quinzaine d’années. Cette évolution ne serait pas sans lien avec l’antisémitisme.

« La gauche, au pouvoir au début des années 2000, a mis du temps à qualifier les attaques d’antisémites et à se mobiliser sur le sujet, rappelle la sociologue Martine Cohen, chercheur émérite au CNRS. Une partie des Juifs se sont sentis trahis. » Le divorce avec la gauche semble aujourd’hui entériné, alors que la communauté juive a voté à 45 % pour Nicolas Sarkozy dès le premier tour de la présidentielle en 2007.

Parmi les principaux sujets de débat, il y a notamment la relation à Israël et à son gouvernement actuel, le plus à droite de l’histoire du pays. Or en France, explique Martine Cohen, « même une partie des juifs de gauche défend désormais Israël de manière quasi inconditionnelle ». Pour la chercheuse, cette attitude s’explique par la peur de voir remise en cause l’existence même de l’État d’Israël, face à une opinion publique française jugée trop favorable aux Palestiniens.

Une montée du religieux ?

En 2016, près de 5000 juifs de France ont fait leur alya, c’est-à-dire ont émigré en Israël. C’est environ 2 000 de moins que l’année précédente, marquée par l’attentat de l’Hyper Casher : 2015 avait constitué un pic historique pour l’alya française.

S’il n’existe aucune enquête chiffrée concernant le niveau de pratique religieuse de la communauté juive en France, les signes « visibles » semblent plutôt aller dans le sens d’une montée du religieux : plus de restaurants cashers, plus d’enfants scolarisés dans les écoles juives… « Presque 60 % des écoles juives en France sont ultraorthodoxes », rappelle par ailleurs Martine Cohen.

Des clichés tenaces

Enfin, si les chercheurs constatent une surreprésentation des CSP + et des personnes diplômées parmi les juifs de France, Marc Knobel, du Crif, tient à rappeler qu’il existe bien un prolétariat juif, contrairement aux stéréotypes selon lesquels les juifs seraient tous « journalistes ou banquiers ».

Une enquête de l’Ipsos rendue publique le 31 janvier 2016 rappelait d’ailleurs que la diffusion des stéréotypes antisémites reste forte au sein de la population française. Plus d’un sondé sur deux (56 %) estimait que les juifs ont « beaucoup de pouvoir » ou qu’ils sont « plus riches que la moyenne des Français ». Au total, plus du tiers de la population (36 %) s’est dit d’accord avec au moins cinq à huit des stéréotypes testés.

http://www.la-croix.com/Religion/Judaisme/Qui-sont-Juifs-France-2017-02-22-1200826677

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Une réponse à “Qui sont les Juifs de France ?”

  1. Bonsoir et Shabbat Shalom, les juifs de France sont juifs et Israéliens voilà leurs vrais identités et rien d’autres. Je suis juif de nationalité française j’aime la France, pour tout ce quelle m’a donnée, je l’a respecterai et toujours lui ferai honneur mais mon véritable pays c’est et resteras toujours Erets Israel. Etre juif ne veux pas dire religion ni nationalité, mais identité israélite habitant de Judée Samarie….un UNIQUE D.IEU, un peuple un pays et une Torah + Jérusalem capitale Indivisible d’ISRAEL ne perdez plus votre temps, assez d’hypocrisies faites votre ALIYA
    Portez-vous bien et Shavoua tov

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