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Israël et Unesco : l’épreuve de vérité pour la France

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Il y a quelques mois, ce n’est pas ce à quoi nous avons assisté. La France a soutenu à l’UNESCO une résolution niant le lien qui unit les Juifs à Jérusalem et au mont du Temple.

Unesco votes 2016

Unesco votes 2016

La propagande anti-occidentale est mensongère, il n’y a là rien de nouveau. Il paraît d’ailleurs assez naturel que toute personne dotée de conscience, peu importe sa religion ou son origine, soit capable de s’élever contre de tels mensonges. Il semble de même évident que le rôle des démocraties est de faire rempart à l’incitation à la haine qu’instille ce type de propagande.

Or, il y a quelques mois, ce n’est pas ce à quoi nous avons assisté. La France a soutenu à l’UNESCO une résolution niant le lien qui unit les Juifs à Jérusalem et au mont du Temple. Le président de la République, le Premier ministre et le président du Sénat ont tous trois compris que ce vote avait été une erreur. La majorité des pays démocratiques, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis, avaient quant à eux voté contre ce texte.

Le Conseil exécutif de l’UNESCO débattra à nouveau de Jérusalem. Le nouveau projet de résolution a beau comporter une rectification d’ordre esthétique, reconnaissant que Jérusalem est la ville sainte des trois religions, le nouveau texte reprend la même propagande que le précédent, pointant du doigt l’Etat hébreu avec une série d’accusations mensongères, affirmant notamment qu’Israël sape le système éducatif palestinien.

Rien de tel pour révéler un mensonge que d’exposer les faits, et je souhaiterais ici rétablir la vérité. Nul besoin, me semble-t-il, de s’étendre sur le lien qui unit le peuple juif à Jérusalem. Que la majorité automatique dont disposent les pays non-démocratiques à l’ONU décide que la Terre est plate ou que l’Arabie saoudite défend les droits des femmes ne suscite même plus notre étonnement ; mais la manière dont votent les démocraties, elle, doit continuer de nous interpeler. Même en présence d’une majorité d’Etats-membres rétrogrades, le poids moral du bloc d’Etats démocratiques doit l’emporter sur la majorité formelle à l’ONU.

L’argument le plus récurrent pour mettre en cause l’Etat Israël est d’affirmer qu’il a porté atteinte et continue de s’en prendre au système éducatif palestinien. Pourtant, comme l’a écrit Gabi Baramaki, ancien président de l’université de Bir Zeit : “Avant le 5 juin 1967, il n’existait pas d’université en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.” Or, grâce au soutien de l’administration israélienne, on compte aujourd’hui onze universités, treize écoles d’enseignement supérieur et 19 établissements de cycle court. En outre, comme l’a constaté une étude palestinienne : “Les Palestiniens ont aujourd’hui le taux de diplômés le plus élevé du monde arabe.”

Voilà pour les faits. Tout cela ne signifie pas que l’occupation israélienne est admirable et qu’on ne peut pas la critiquer, cela montre simplement qu’il faut distinguer la critique légitime du mensonge. L’UNESCO se préoccupe de patrimoine, d’éducation, d’amitié entre les peuples et les cultures. Une organisation avec une mission si noble ne devrait pas contribuer à diffuser des mensonges et à répandre la haine. Que la majorité automatique des pays anti-démocratiques ait du mal à le comprendre se conçoit, mais les pays du monde libre, et notamment la France, n’ont absolument aucune excuse. Ils devraient également comprendre le lien direct entre la propagande abjecte que propagent les islamistes radicaux qui parviennent à recruter des soutiens pour Daech ou d’autres groupes extrêmes, et celle qui rassemble des soutiens à l’UNESCO. Là encore, cela ne signifie pas qu’il faille fermer les yeux lorsque des musulmans ou d’autres minorités sont victimes de discrimination. Bien sûr qu’il faut en parler, mais il y a une grande différence entre des discussions lorsqu’elles sont justifiées et des propos mensongers, que ces propos soient dirigés contre la France, les musulmans, les chrétiens ou Israël.

Ainsi, lorsque le projet de résolution évoque la démolition d’une école à Jérusalem-est alors qu’il s’agit d’une petite pièce construite illégalement à côté de l’école, nous versons dans le mensonge. De même, dans la bande de Gaza, les écoles qui ont subi des dommages sont uniquement celles qui ont servi au lancement de roquettes. L’UNRWA lui-même a admis que des écoles avaient servi à stocker des roquettes. Israël est un État de droit, où de telles décisions ne sont pas prises à la légère mais en conformité avec la justice (comme lorsque la Cour suprême israélienne ordonne la démolition de nombreuses maisons construites illégalement dans des colonies).

Le nouveau projet de résolution à l’UNESCO porté par une majorité de pays rétrogrades continue d’encourager la propagande mensongère. La France le soutiendra-t-elle ?

La souffrance des Gazaouis cesserait immédiatement si seulement le Hamas était prêt à accepter les conditions établies par la communauté internationale. Mais, plutôt que de se préoccuper de prospérité économique, d’éducation ou du bien-être de la population, le Hamas s’acharne à fabriquer des roquettes et à semer la destruction. Partout où l’islam radical s’empare ou tente de s’emparer du pouvoir, le résultat n’est que chaos et désolation. C’est le cas dans le nord du Nigéria, en Libye, dans la péninsule du Sinaï, en Syrie, en Irak et aussi dans la bande de Gaza. Il est dangereux de vouloir faire porter la responsabilité à Israël comme le suggère l’UNESCO : ceci ne fait que servir les intérêts de la propagande islamiste radicale.

Des projets de résolution comme celui-ci discréditent l’UNESCO et contribuent à son affaiblissement progressif. Les Etats-Unis ont d’ores et déjà cessé de financer l’organisation, imités en cela par le Japon. En continuant dans cette direction, l’UNESCO rompt avec sa mission d’avancement de l’éducation, de la paix et de la fraternité entre les peuples, et devient un outil de propagande anti-occidentale. La France ne doit pas céder devant l’idéologie de la majorité automatique à l’ONU, elle doit faire entendre une voie morale, porter haut une parole de vérité face au mensonge. Le prochain vote à l’UNESCO sera le test de son engagement.

Ben-Dror Yemini est juriste, chercheur et journaliste. Son livre, L’industrie du mensonge, paraîtra dans les prochains mois aux éditions Berg International.

http://www.huffingtonpost.fr/ben-dror-yemini/la-france-a-lunesco-lepreuve-de-verite/

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