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Ni antisionisme, ni antisémitisme

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antisionisme = antisémitisme

antisionisme = antisémitisme

Non, ce n’est pas vrai, il n’y a pas d’antisémitisme en Europe, il y a éventuellement de l’antisionisme, mais le sionisme est un crime contre l’humanité.

C’est certainement vrai puisque c’est le Premier ministre turc Erdogan qui l’a affirmé devant le secrétaire-général de l’Onu Ban Ki-moon qui n’a pas bronché. Il est donc légitime de combattre cette idéologie raciste et fasciste par tous les moyens possibles.

Israël est le valet de l’impérialisme américain pour les pauvres chavistes orphelins de Caracas, le petit Satan pour les ayatollahs de Téhéran, un état terroriste et génocidaire pour le reste du monde arabo-musulman, un pays belliqueux où règne l’apartheid, menaçant l’équilibre du Moyen-Orient et la paix mondiale pour une grosse partie des populations européennes et tout cela à la fois pour ceux qui tressent des lauriers à l’indigné auquel a été rendu un vibrant hommage national la semaine dernière dans la Cour des Invalides à Paris.

Pourtant, me direz-vous, le président Shimon Pérès a prononcé cette semaine un discours devant le Parlement européen à l’issue duquel il a reçu une « standing ovation ». C’est vrai, mais en Occident on ne touche pas aux géants, témoins et acteurs de l’Histoire.

Pérès est le dernier symbole vivant de cet Israël post-Shoah qui a prévalu jusqu’en 1967, un Israël qui, tel un frêle moineau, avait besoin d’être aidé, protégé, fortifié, réconforté par cet Occident traversé par un très éphémère sentiment de culpabilité à l’égard des Juifs après Auschwitz.

Shimon Pérès, sans aucun doute le meilleur de tous les présidents de l’Etat d’Israël, profite de son charisme et de son aura, pour faire passer les messages d’Israël qu’on n’accepterait pas de Netanyahou ni d’aucun autre dirigeant politique de la nouvelle génération israélienne.

Les politiciens européens aiment Pérès, ce qui leur permet de balayer toute accusation d’antisionisme et, à fortiori, d’antisémitisme pour certains.

Chaque antisémite a son bon Juif, c’était le cas pendant la période de la Shoah, mais cela n’a pas changé puisqu’il y a des Juifs au Front national, tout comme à la gauche de la gauche.  Chaque antisioniste a son bon Israélien, ceux que l’on invite lors de conférences ou sur les plateaux de télé comme Rony Brauman, Michel Warschawski, Shlomo Sand, Gilad Atzmon, Eyal Sivan, Gideon Levy, etc…

Les Juifs sont paranoïaques, c’est bien connu.

Il n’y a pas d’antisémitisme en France.

Toulouse, le tueur fou au scooter? Il avait plein de problèmes le pauvre, j’ai failli pleurer en entendant la mère et la soeur de Merah dans le documentaire diffusé par France 3 la semaine dernière où la famille du terroriste avait la part belle. Mais je suis rassuré quant à l’esprit démocratique qui règne à la télévision publique française : on y applique à la lettre la théorie du réalisateur Jean-Luc Godard pour lequel la véritable démocratie consiste à accorder 15 minutes d’antenne aux Juifs et 15 minutes à Hitler…

Remarquez, pour leur bonne conscience, les pouvoirs publics organisent une commémoration avec de beaux discours.

Les oraisons funèbres à la mémoire des Juifs sont une mécanique bien huilée, pas vrai Ilan Halimi?

Il n’a pas d’antisémitisme à Bezons où la municipalité du Front de Gauche (ils ont si honte qu’ils ont retiré le mot communiste) a élevé cette semaine au rang de citoyen d’honneur Majdi Irhima Rimawi, un terroriste palestinien condamné à la prison à perpétuité en Israël pour avoir envoyé le commando ayant assassiné Rehavam Zeevi (Gandhi), z »l, le ministre du Tourisme du criminel Ariel Sharon. Un argument de plus pour justifier les actes du prochain « tueur fou ».

Il n’y a pas d’antisémitisme à Lyon où on a découvert cette semaine une bombe factice devant un bâtiment culturel juif.

Il n’y a pas d’antisémitisme en Belgique.

La semaine dernière était organisé par la section du parti socialiste de Molenbeek (Bruxelles-Capitale) un débat intitulé : « Et si on parlait librement et sereinement du sionisme? » illustré par une affiche du caricaturiste négationniste Zéon dont vous pouvez « admirer » deux de ses « oeuvres sereines » accompagnant cet édito. Sans commentaire…

Il n’y a pas d’antisémitisme en Allemagne.
Pourtant, il y est aujourd’hui aussi fort qu’à l’époque de Hitler, selon Tuvia Tenenbom dont le livre, Allein unter Deutschen («seul parmi les Allemands»), suscite un vif débat. Il note l’antisémitisme primaire des Allemands d’origine turque et l’obsession des Allemands de souche pour lesquels 70% de l’argent dans le monde se trouve dans les mains des Juifs qui contrôlent Obama (si seulement c’était vrai !!!).

Il n’y a pas d’antisémitisme en Espagne où un étudiant sur deux refuse de s’assoir à côté d’un Juif.

Il n’y a pas d’antisémitisme aux Pays-Bas où pourtant de nombreux observateurs constatent que la haine des Juifs au pays d’Anne Frank a atteint le niveau qui était le sien avant la Shoah.

Il n’y a pas d’antisémitisme en Autriche où, 75 ans après l’Anschluss (12 mars 1938), 42% des Autrichiens sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle la vie « n’était pas si mal que ça sous les Nazis ».

Il n’y a pas d’antisémtisme en Grèce  bien que le parti Aube Dorée, dont le sigle directement inspiré de la croix gammée nazie, soit représenté au parlement où ses députés prononcent impunément des discours antisémites promettant « d’ouvrir les fours » et transformer les étrangers en abat-jours.

Bien sûr, il n’y a pas d’antisémitisme en Pologne, Hongrie et Roumanie…

Si la résurgence de l’antisémitisme et sa banalisation sous couvert d’antisionisme sont des phénomènes effectivement inquiétants, l’apathie des Juifs de la Diaspora et l’avenir qu’ils infligent à leurs enfants en faisant l’autruche, les rendent seuls responsables des risques qu’ils prennent en n’aboutissant pas à la seule conclusion qui s’impose : le retour à Sion.

Même le prétexte de la vie professionnelle ne tient plus. Grâce aux nouvelles technologies, on peut continuer sa carrière professionnelle tout en étant établi en Israël.

Cela me fait penser à ceux qui ont un patronyme d’origine juive et qui ne le sont pas. Les pauvres, souffrir d’antisémitisme alors qu’on n’est pas juif, c’est vraiment pas de chance.

Mais subir tous les aléas de la détestation d’Israël alors qu’on n’est « que juif », tant qu’à faire, vaut mieux habiter en Israël et profiter de tous les avantages de cet Etat où personne ne vous dira que vous n’êtes pas chez vous ou vous traitera de « sale Juif ».

A moins de compter sur François (non, pas le successeur de Nicolas, mais l’autre avec la kippa blanche depuis mercredi soir) dont on nous dit qu’il est proche des Juifs…

Il est quatre choses que D.ieu regrette d’avoir créées : l’une d’entre elles est l’exil » (Soucca 52b).

A bon entendeur salut.

Marc Femsohn

http://www.guysen.com/a-la-une/editorial/ni-antisionisme-ni-antisemitisme/

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Une réponse à “Ni antisionisme, ni antisémitisme”

  1. Le point sur le négationnisme : quels arguments pour combattre le négationnisme face à la Shoah ?
    http://www.hgsavinagiac.com/article-31824465.html

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