israel-o-fil (RSSFlux RSS)

29 novembre : Journée internationale de la falsification de l’histoire

Gratuit
Recevez toutes nos informations et actualités par Email.

Entrez votre adresse email:

Par Guy Millière

Le 29 novembre est le jour où, en 1947, a été voté le plan de partition du territoire du Mandat Palestinien, entre un Etat juif et un Etat arabe. L’Etat juif a été promulgué quelques mois plus tard, le 14 mai 1948.

L’Etat arabe n’a jamais vu le jour, car les pays arabes voisins de l’Etat juif lui ont aussitôt déclaré la guerre afin de le détruire. La guerre, depuis, n’a pas cessé. Elle s’est, on le sait, menée militairement d’abord, sous la forme d’opérations conventionnelles, par le biais du terrorisme ensuite, et, enfin, par la voie de la diplomatie et de la falsification de l’histoire.

Force est de dire que la falsification de l’histoire a, au fil des années, gagné sans cesse du terrain. Nul ne rappelle plus, qu’en 1947, le Mandat palestinien s’était déjà trouvé amputé de quatre-vingt pour cent de sa surface, pour créer la Transjordanie, en 1920 (devenue Jordanie en 1946).

Nul ne rappelle plus que le Royaume Uni, dans sa gestion des vingt pour cent résiduels, avait conduit une politique inique de trahison de ses engagements, en favorisant l’immigration arabe et en restreignant l’immigration juive, tout particulièrement dans la période durant laquelle les Juifs d’Europe étaient confrontés à l’extermination nazie.

Nul ne rappelle davantage, que les cinq cent mille Arabes qui ont quitté le territoire d’Israël au moment de la déclaration de guerre par les pays arabes voisins d’Israël n’ont eu, pour bénéficier du statut de réfugiés, qu’à prouver deux années de résidence sur le territoire d’Israël.

Et nul ne dit qu’ils constituent la catégorie de « réfugiés » la plus singulière de la planète, puisque ce sont les seuls réfugiés qui peuvent transmettre cette qualité de manière héréditaire depuis quatre générations. Nul ne parle des huit cent mille Juifs qui ont été chassés des pays arabes après la naissance d’Israël ; sans doute parce que ce sont des Juifs.

Nul ne souligne que le vote du plan de partition de 1947 était, en soi, un véritable scandale, puisque ce vote équivalait à entériner le fait que le Mandat Palestinien, initialement conçu pour créer un foyer national juif, se trouvait cédé, à quatre-vingt-dix pour cent, aux populations arabes, tandis que dix pour cent seulement restaient consacrés à la (re)naissance de l’Etat juif.

Nul ne souligne que l’occupation de la Judée-Samarie par la Jordanie, de 1949 à 1967, n’avait pas le moindre fondement légal, et relevait de la prédation, tout comme l’occupation de la bande de Gaza par l’Egypte, au cours de la même période.

Nul ne souligne, surtout, qu’il n’y a jamais eu, strictement jamais, de « peuple palestinien » avant que la notion ne soit forgée, dans la seconde moitié des années 1960, par les services de propagande du colonel Nasser et le KGB.

Nul ne souligne qu’il n’y a jamais eu, strictement jamais, un pays arabe appelé Palestine, peuplé par des Palestiniens.

Et nul ne souligne que l’Organisation de Libération de la Palestine a été créée par les Etats arabes pour détruire Israël, par tous les moyens imaginables, et que le Hamas a été créé, plus tard, par les Frères Musulmans d’Egypte, avec ce même objectif.

La falsification de l’histoire a gagné sans cesse du terrain, disais-je. Au point qu’aujourd’hui, la falsification a remplacé l’histoire, et passe pour l’histoire aux yeux des journalistes, des hommes politiques et d’une large part des peuples occidentaux.

Rappeler les faits est devenu quasiment un crime. Appeler un chat un chat est devenu presque une infamie. Le livre que j’ai publié sous ma signature et sous celle de David Horowitz, Comment le peuple palestinien fut inventé, fait l’objet d’un boycott médiatique presque total en France. Et ce boycott est dû au triomphe de la falsification.

Ce triomphe est si complet, que j’ai pu voir, dans des librairies, certains exemplaires du livre dégradés et rendus impropres à la vente, par l’ajout de ratures et de mentions abjectes, me traitant moi-même, ainsi que David Horowitz et mon éditeur, David Reinharc, de « négationnistes ».

Rappeler les faits, souligner que la notion de « peuple palestinien » a été inventée pour détruire Israël et anéantir le peuple juif, tout en transformant les populations arabes de Judée-Samarie et de Gaza en armes de destruction massive contre Israël et le peuple juif, se trouve en somme assimilé à la négation de l’entreprise de destruction systématique des Juifs d’Europe et à une forme d’approbation de la Shoah. Un auteur et un éditeur juifs, ainsi que moi-même, peuvent se trouver amalgamés à Robert Faurisson et Paul Rassinier !

Je ne prends pas tout cela à la légère.

Je pense que la falsification de l’histoire a un rôle : délégitimer Israël, en faire un Etat qui n’a pas de raison d’exister, présenter le peuple juif comme un peuple à détester et à traiter d’usurpateur et de criminel, légitimer l’invention du peuple palestinien, et légitimer, par la même occasion, les organisations créées pour faire vivre l’idée de peuple palestinien et pour détruire Israël.

J’ai publié à ce sujet, au printemps dernier, un autre livre, que j’ai appelé Comme si se préparait une seconde Shoah.

Je pense effectivement que le peuple palestinien a été créé pour tenter de perpétrer une seconde Shoah, et je pense que les organisations créées pour faire vivre l’idée de peuple palestinien ont été créées aux fins de tenter de perpétrer cette seconde Shoah.

Je pense que l’acceptation de la falsification de l’histoire fait de tous ceux qui sont dans cette acceptation des complices involontaires et aveugles de cette tentative de seconde Shoah.

Que cette acceptation soit présente chez tant de journalistes et tant d’hommes politiques occidentaux, qu’elle ait pénétré autant de têtes, montre que les engrenages ayant conduit aux pires barbaries des milliers gens imprégnés de bonne conscience ne sont pas brisés et continuent à tourner.

Je n’ai pu manquer d’y songer, lorsque j’ai vu, à nouveau, qu’un jour avait été choisi pour être la « Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien », et que ce jour était, précisément, le 29 novembre.

Pour les gens qui ont choisi ce jour, en somme, que les Nations Unies aient accordé dix pour cent des terres du Mandat palestinien au peuple juif, c’est déjà beaucoup trop, et c’est une violation des droits d’un « peuple palestinien », qui n’existait pas le 29 novembre 1947. Ce qui découle de ce raisonnement biaisé est facile à déduire.

La « Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien » a été instaurée par l’Organisation des Nations Unies en 1977. Je l’appelle, pour ce qui me concerne, la « Journée internationale de célébration de la falsification de l’histoire ». Je pourrais l’appeler tout aussi bien la journée internationale de l’appel à la destruction d’Israël, ou la journée internationale de l’incitation à la haine d’Israël.

La journée en question a fait l’objet, au siège des Nations Unies à New York, d’une série de discours très significatifs.

L’ambassadeur de Palestine aux Nations Unies (oui, il y a un ambassadeur de Palestine aux Nations Unies !), a accusé Israël de vouloir « judaïser » la Palestine, et de pratiquer le « nettoyage ethnique ».

Le représentant de la Ligue Arabe a rejeté explicitement l’idée d’un « Etat juif » au Proche-Orient.

Source : http://www.menapress.org/

  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »

Une réponse à “29 novembre : Journée internationale de la falsification de l’histoire”

  1. Question : pourquoi fallait-il deux années de résidence sur le territoire d’Israël pour bénéficier du statut de réfugié, et pas trois ans, ou cinq ans, ou un an ?

    Réponse : parce que la majorité des arabes présents en Palestine en 1948 sont arrivés dans les deux ans.

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces tags XHTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <blockquote cite=""> <code> <em> <strong>