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La sémantique sélective des agences de presse face à Israël

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Il y a bien longtemps que nous n’espérons plus des agences de presse qu’elles collent à une orthodoxie journalistique exemplaire. Il n’est plus nécessaire d’exiger de ces organes de presse qu’ils utilisent le substantif ou l’adjectif “terroriste” lorsqu’Israël est attaqué par des assassins palestiniens dont le seul but est de tuer du Juif ou de l’Israélien.

Toute personne sensée et honnête, sait, sans avoir besoin du vocabulaire paramétré des agences, de quel côté se situent le terrorisme et les terroristes et où se trouvent la démocratie et la liberté, dont jouissent, heureusement, ces médias dans notre pays.Ils pousseraient des cris de vierges effarouchées si l’Etat juif tentait, ne fut-ce que l’espace d’un instant, de limiter leur liberté de mouvement ou de parole dans ce pays si “sectaire et martial”. Et la sémantique s’adapte en fonction des pays et des conflits.

Lorsque l’AQMI (Al Qaïda pour le Maghreb islamique) s’attaque à des civils français, néanmoins salariés d’Areva, une entreprise qui traite des produits sensibles (uranium), en tue certains, en retient d’autres en otages, ce sont des “terroristes” (eh oui, M’sieu dames !!!).

Les soldats de l’Otan sont tués en Afghanistan par des “talibans”, mais les drones américains tuent des “islamistes présumés”.

En Tchétchénie, les forces de sécurité russes montent des opérations contre des “rebelles”. En Libye, les opposants à Kadhafi, sont des “insurgés”.

Mais lorsque les membres du Hamas, une organisation palestinienne qualifiée de “terroriste” par les Etats-Unis, le Canada, l’Union européenne et le Japon, s’attaquent  à des civils israéliens, sur le territoire d’Israël, reconnu par la communauté internationale, ce sont des “activistes”, des “militants”, des “combattants”, des “résistants”.

Premier exemple (AFP) datant du 5 juillet 2011; “Gaza: deux combattants palestiniens tués par un raid israélien”.

Que se passe-t-il en fait ? Deux Palestiniens s’apprêtent à tirer des roquettes Qassam (que l’agence qualifie d’artisanales, comme si le fait d’être artisanales en réduisait le danger) sur des localités civiles”. L’armée de l’air israélienne repère les deux tireurs et les élimine. Ils étaient membres, l’un du Djihad islamique et l’autre d’Al Qaïda, deux organisations encore plus radicales, si tant est que ce soit possible, que le Hamas, déjà considéré comme terroriste. Résultat : Israël tue des “combattants” palestiniens et encore, il n’est pas rare d’oublier le terme “combattant”, et donc, Israël tue deux Palestiniens.

Deuxième exemple de l’agence Chine Nouvelle, reprise par de très nombreuses agences et organes de presse;

Ramallah 13 juillet 2011 : “L’armée israélienne tue un Palestinien lors d’un raid en Cisjordanie”.

Mon propos n’est pas ici de polémiquer sur l’appellation “Cisjordanie” qui, pour la plupart des Israéliens, dont moi, s’appelle “Judée-Samarie”, mais je note néanmoins que l’utilisation de l’un ou l’autre des termes induit une vue partisane ce qui remet en cause la neutralité journalistique dont se revendiquent les agences.

Et la suite de la dépêche ne manque pas de sel :

“Les troupes israéliennes ont tiré sur un jeune Palestinien au cours d’un raid en Cisjordanie et laissé la victime âgée de 21 ans se vider de son sang jusqu’à sa mort, ont indiqué des témoins et des sources de sécurité palestiniennes. Ibrahim Siran, un étudiant en ingénierie, a été blessé à la cuisse et l’armée israélienne a empêché les ambulances de se rendre sur place, affirment les témoins. L’étudiant a été blessé dans un affrontement entre les réfugiés et les forces armées entrées dans le camp de réfugiés d’Al Faris, dans la ville de Naplouse. Le raid paraît être une des campagnes quasi-quotidiennes dans laquelle l’armée israélienne prend d’assaut les maisons de Cisjordanie pour arrêter des activistes palestiniens recherchés.”

Les sites djihadistes, Hezbollah, Hamas et iraniens n’ont même plus besoin d’adapter la dépêche, ils peuvent faire un copier-coller, elle leur convient parfaitement. Il faut dire que très souvent les rédacteurs de ces dépêches d’agence sont eux-mêmes partie prenante dans les conflits. Je me rappelle, il a quelques bonnes années, d’un directeur du desk Proche-Orient d’une agence de presse, qui était le neveu de Hafez El Assad…Et après, on nous dira que les Juifs tiennent les médias… Si seulement c’était vrai.

L’auteur de la dépêche se réfugie derrière le récit des “témoins” palestiniens et des “sources de sécurité palestiniennes” pour nous narrer “l’agonie” de ce jeune homme, “touché à la cuisse et s’étant vidé de tout son sang”. Soyons magnanimes, disons qu’il a relaté la version de la propagande palestinienne, mais on a aussi tout à fait le droit d’émettre des doutes sur une version israélienne s’il avait fait son métier jusqu’au bout, et avait eu l’honnêteté d’interroger le porte-parole de Tsahal. Donc une seule version des faits.

Mais là où le pseudo-journaliste est impardonnable, c’est lorsqu’il émet un commentaire. Ce jeune homme, qui avait 21 ans, était un “réfugié”, mais d’où ? Peut-on être réfugié dans son propre pays? Ma mère est née en Pologne, suis-je un réfugié polonais?

Tsahal voulait arrêter des “activistes”, mais oui, vous savez, ceux qui “activent” des bombes dans des autobus ou des marchés. Ce ne sont pas des terroristes, ils “activent”, ils sont très “actifs”…

Donc Tsahal fait des “raids”. En Afghanistan, l’Otan fait des “opérations”.

Ah oui, j’oubliais, ce pauvre Palestinien, “étudiant en ingénierie, réfugié, âgé de 21 ans”, ben…il était membre du Hamas, cette “organisation d’activistes” qui ne fait pas de raids dans les maisons, qui n’empêche pas les ambulances de soigner les blessés, mais interdit seulement à la Croix-Rouge de rendre visite à Guilad Shalit depuis plus de 5 ans. Et pour les agences de presse, Guilad ne fait pas partie des otages français, ou si peu. Et il n’est pas victime du terrorisme, puisque les membres du Hamas sont des “activistes”.

Comme j’étais un peu curieux, j’ai découvert que ce pauvre Ibrahim avait une page Facebook et j’ai retenu deux choses qui constituaient sa profession de foi: une carte sur laquelle Tel Aviv, Ashdod, Ashkélon, Haïfa et Tibériade sont en “Palestine”. Et la phrase suivante : “le seul holocauste qui ait jamais existé est celui du peuple palestinien”.

Alors moi je dis à nos militaires qui ont été impliqués dans cet affrontement, Kol Hakavod le Tsahal, une fois de plus, vous avez épargné le malheur à nos familles et au peuple d’Israël.

Et s’il est vrai que notre gouvernement actuel, comme les précédents, néglige la communication, que notre “Hasbara” manque cruellement de moyens, l’armée israélienne continuera de “tuer des Palestiniens” selon la sémantique sélective des agences de presse, mais nous, Israéliens, pourrons continuer de dormir tranquille grâce à Tsahal qui “élimine des terroristes assassins” qui ont pour seul et unique but la disparition du Peuple juif et de l’Etat d’Israël.

Edito du 15/07/2011 Par Marc Femsohn - Guysen International News

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