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Chronique d’un boycott annoncé

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Dans le contexte actuel et la succession de faits qui pousse à réagir, autant ne plus y aller par quatre chemins… A l’inverse des années sombres de l’Europe, aujourd’hui pour atteindre le peuple juif, il faut passer par l’état d’Israël. Difficile mais pas impossible disent certains, infranchissable disent les autres, mais peu en arrivent à dire que c’est insensé. Alors comment ne pas faire d’amalgame entre antisémitisme et antisionisme quand l’unique raison d’être de l’état d’Israël s’exprime d’abord par le peuple qui fait son histoire depuis des millénaires : le peuple juif.
Pendant que l’Europe appelle au boycott de l’état hébreu, voulant toucher la simple boîte de produits alimentaires jusqu’à l’industrie de pointe, le match Maccabi-Haïfa/Bordeaux, ou encore la Fête des Vendanges de Paris, un peuple se bat tous les jours contre le terrorisme en dénonçant ouvertement les criminels, mais apparemment ce n’est pas de cette oreille qu’on l’entend. Ce qu’on entend plus facilement, c’est un appel à la discrimination, des voix incitant à l’isolement d’une nation, une désinformation bien organisée, poussant même certains pays d’Europe à exprimer le pire et au CAPJPO-europalestine, à brandir l’étendard du boycott pour la cause palestinienne, excuse noblement choisie pour soulager un antisémitisme refoulé. Ceux qui affirment aujourd’hui défendre les palestiniens ont trouvé une vitrine sale mais bien exposée à la face d’un monde bluffé par un étalage misérable d’informations tronquées et détournées de la réalité. Cette mise à l’écart est préjudiciable, non pas pour l’économie israélienne qui en a vu d’autres et s’en sort plutôt bien, elle l’est par les conséquences qu’elle porte sur l’identité même de la population israélienne, majoritairement juive, en donnant en pâture aux lions les moindres faits et gestes d’une armée bâtie sur la défense d’un pays et des élus qui le gouvernent. Même si aujourd’hui, internet fourmille de preuves concernant l’implication terroriste quotidienne du Hamas au sein de la population palestinienne, surenchérie par une terreur dans la terreur entre factions, le CAPJPO- europalestine raye de son vocabulaire le mot « objectivité » pour ne voir qu’à travers l’antisionisme, l’arme idéale pour orchestrer son boycott et appeler insidieusement à la haine des juifs, très inspirée par la charte du Hamas d’ailleurs. Depuis 2002, ce groupe de barbares se livre à des campagnes agressives, à des menaces sur les élus locaux refusant de collaborer, à des manifestations de récupération du malaise des banlieues, pour faire du lobby juif français amalgamé à la politique israélienne, le bouc-émissaire idéal à tous leurs problèmes. Verts et rouges dans la foulée suivent ce mouvement et les pires idéologies de la politique française se font ainsi l’écho d’une alliance douteuse et des dégâts causés par l’union des extrémités.
Alors comment ne pas montrer du doigt ceux qui appellent à ce boycott sans penser que les juifs ne sont pas visés ? Si l’état hébreu et le peuple juif n’étaient pas si étroitement liés, le jour de commémoration de la shoah en Israël n’aurait pas lieu chaque année, alors que cette raison ineffaçable reliée d’une façon ancestrale et malheureusement historique du génocide, reprend tout son sens quand Israël veut se défendre. Quand on s’en prend aux juifs en France ou ailleurs, agresse-t-on systématiquement des sionistes ?
A l’heure où l’information se vit en temps réel, qu’elle soit vérifiée ou pas d’ailleurs, on ne parle plus de faits concrets mais on interprète, on détourne, on arrange, on déplore même à la sauce palestinienne pour que chacun y aille de son commentaire ou de son analyse, élevant chaque fois d’un cran le niveau de la haine, pour atteindre les sommets de la discrimination et de l’antisémitisme. Opérer en se voilant la face demeure un acte lâche pour ne pas voir de toute évidence que le ver est dans le fruit. Le fruit misérable que tente de faire mûrir associations et groupes de défense du peuple palestinien, loin d’avoir balayé devant leur porte pour pouvoir donner aujourd’hui des leçons de conduite à l’état hébreu. Ce fruit que ne partagent pas toujours Djihad islamique, Fatah ou Hamas, l’un accusant l’autre de l’empêcher de tirer des roquettes sur Israël et comble de l’ironie, Mahmoud Abbas piégé par son propre camp, se déplace entouré de gardes du corps. Les désaccords inter-factions ont fait à ce jour un nombre de victimes considérables à Gaza et peu de médias s’en font le relais au quotidien. A quand le boycott du Hamas ? On peut toujours rêver, surtout quand on applaudit des deux mains l’échange de deux minutes de vidéo sur Guilad Shalit, contre 19 prisonniers palestiniens reconnus coupables, on peut se demander comment la communauté internationale peut collaborer encore à l’ignoble chantage à la vie et s’en féliciter…

Ce boycott antisioniste ne se limite pas aux frontières françaises et l’opération militaire défensive menée en début d’année par l’armée israélienne a donné de quoi attiser encore toutes les haines du monde. Ne pas parler d’antisémitisme quand on parle de boycott, c’est oublier la cible, c’est laisser une marge de manœuvre suffisamment grande pour grouper, parquer et une fois de plus ghettoïser le peuple juif qui, n’ayant jamais fait preuve de révolte par le passé, devrait obtempérer et s’incliner encore aujourd’hui. Alors au nom de la sacro-sainte disproportion, l’armée israélienne défend sa population et à travers elle, défendra le juif de l’état voisin s’il le faut, car rien ne sera plus comme avant. Ne pas parler d’antisémitisme, c’est ignorer les faits ou afficher fièrement son ignorance, comme Jacques Attali, qui en proie à une amnésie temporaire douteuse, devrait d’abord se remettre en question avant de jouer le VRP d’une France où il fait « bon » vivre… Ne pas parler d’antisémitisme, c’est ne pas ajouter à la liste 631 actes antisémites recensés en France, au 1er semestre 2009, dont 360 imputés directement à l’opération israélienne de janvier 2009, il n’y a donc qu’au pays des imbéciles que tout va bien. Il n’y a pas d’actes isolés, ni même de personnes ponctuellement atteintes d’antisémitisme, il n’y a qu’une succession de faits qui sont le résultat d’une haine vieille comme le monde.
Plus loin, ce n’est pas mieux : l’état hébreu fait face à l’ignominie suédoise et de sa presse reprenant une information publiée et non vérifiée, sur un pseudo trafic d’organes organisé par Tsahal sur la population palestinienne… En Grande-Bretagne, le matraquage antisioniste exercé sur la population britannique explique que seul le boycott empêchera le « génocide » palestinien… La télévision turque diffuse une série mettant en scène des soldats israéliens abattant de sang froid des enfants palestiniens et tirant sans sommation sur la population… Au Koweit, on présente un projet de loi sur la condamnation de 10 ans de prison pour toute personne entretenant une quelconque relation avec Israël. Enfin, le récurrent appel de l’Iran à la destruction de l’état d’Israël est devenu tellement banal, qu’aucune organisation ne s’empresse de sanctionner concrètement le dictateur iranien. Alors qu’aucun autre état n’aurait autorisé une telle menace s’en réagir, l’état d’Israël est encore mis à l’index pour laisser sous-entendre qu’il ne se laissera pas faire et se défendra seul s’il le faut.
Au chapitre des comptes-rendus, le dernier rapport de Reporters Sans Frontières classe Israël à la 93e place cette année pour avoir empêché les journalistes de se rendre à Gaza en janvier 2009. Ce que RSF omet de dire, c’est que de telles mesures ont été prises pour protéger avant tout, la vie des journalistes. Et enfin, le rapport Goldstone. Votée à l’unanimité, cette résolution a été rédigée par l’Autorité palestinienne sous le parrainage de l’Egypte pour les Non-alignés, du Nigeria pour l’Afrique, du Pakistan pour l’Organisation de la conférence islamique et de la Tunisie pour la Ligue arabe. Majoritaires malheureusement au Conseil des droits de l’homme, ces pays ont validé ce rapport au regard de l’intervention israélienne à Gaza en janvier 2009, condamnant Israël et le Hamas pour avoir commis des crimes de guerre. Mis à égalité avec le Hamas, Israël n’est pas reconnu pour user d’auto-défense dans ce conflit, réponse qu’il a apporté à plus de 8000 tirs de roquettes sans intervenir auparavant.

Le boycott ne fera jamais partie d’un processus de paix, bien au contraire. Ceux qui le cautionnent, qui l’incitent et qui en tirent toutes les gloires sont les néo-nazis du 3e millénaire. Associer le mot «apartheid» au droit à l’existence d’un peuple sur sa terre d’origine est la plus grosse escroquerie que les boycotteurs aient fait avaler à leurs partisans.
Pour l’instant, Israël doit faire face à la menace iranienne, alors antisionisme, antisémitisme et demain anti-israëlisme, dans le fond, qu’est ce que ça change.

2010 - ©Langeluce

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